Des eaux de baignade propres, des rivières limpides où pêcher, des nappes souterraines protégées… Si, aujourd’hui, en France, nos sites et ressources aquatiques restent préservés, nous le devons en grande partie à la généralisation des systèmes d’assainissement des eaux usées. Lesquels ont pour but de collecter et de nettoyer les 137 litres d’eau utilisés en moyenne chaque jour par personne..
Vers une eau épurée
En ville, les eaux usées sont recueillies par un réseau de canalisations collectif – les égouts –, qui les dirige vers une station d’épuration. Là, elles traversent des filtres et des bassins qui retiennent les déchets solides, arrêtent les graisses, capturent les matières en suspension et éliminent les matières organiques. Alors épurées, mais non potables, les eaux retournent au milieu naturel. Près de 180 000 kilomètres de canalisations et 12 000 stations d’épuration* s’acquittent de cette mission en France. À la campagne ou dans les petites communes sans réseau collectif, les eaux usées sont traitées dans des fosses septiques enterrées dans les jardins. Ces installations débarrassent les eaux de leurs déchets avant infiltration au sol. C’est ce qu’on appelle l’assainissement non collectif.
Comment participer personnellement à cette étape du cycle de l’eau ?
Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience du lien entre assainissement et cadre de vie. En effet, un sondage réalisé par l’institut CSA pour Lyonnaise des Eaux, révèle que nous sommes 96 % à juger la dépollution des eaux usées indispensable à la sauvegarde du milieu naturel, et 95 % à vouloir faire plus attention aux produits que nous utilisons avec l’eau. Un premier bon geste consisterait, par exemple, à s’assurer du raccordement au réseau d’assainissement collectif ou, le cas échéant, de faire vérifier la conformité des installations d’assainissement individuelles. Ensuite, au quotidien, nous pouvons veiller à ne pas déverser de produits nocifs dans les conduites. Et ainsi répondre aux attentes des 95 % de français à vouloir faire davantage attention aux produits utilisés avec l’eau. Car, malgré son nom de « tout-à-l’égout », le réseau de collecte des eaux usées ne peut pas tout absorber… Et l’environnement encore moins.
* Source : CIEau



