Des gestes citoyens pour l'eau

Des gestes citoyens pour l’eau

Si la France ne manque pas d’eau, nos ressources sont fragiles et demandent à être préservées. Au quotidien, chacun d’entre nous peut faire des choses simples pour contribuer au développement durable, lutter contre la pollution ou le gaspillage. Tour d’horizon des gestes écologiques respectueux de l’eau.

  • Imprimer cet article
  • Envoyer cet article

Dans la salle de bains et les toilettes
• Je coupe l’eau quand je me brosse les dents, me lave les mains ou me rase.
• Je fais installer une chasse d’eau à double commande dans mes toilettes.
• Je veille à ne pas utiliser trop de savon ou de shampoing. Plus on utilise de produits détergents, plus on doit dépolluer l’eau avant de la restituer au milieu naturel.
• Je ne fais fonctionner mon lave-linge ou mon lave-vaisselle que lorsque la machine est remplie. Je respecte les doses indiquées sur les emballages des produits ménagers et je ne fais un prélavage que si c’est réellement nécessaire.
• Je ne jette aucun produit polluant dans les toilettes ni rien qui pourrait altérer le fonctionnement des canalisations ou celui des stations d’épuration (solvant, peinture, lingettes, médicaments, etc.). Malgré son nom de tout-à-l’égout, le réseau de collecte des eaux usées ne peut pas tout absorber.

Dans la cuisine
• Je consomme l’eau du robinet, économique et écologique. Son transport ne nécessite pas de carburant et elle est disponible sans emballage, ce qui réduit de 10 Kg la production annuelle de déchets par personne.
• Je ne jette dans l’évier ni huile ni produits toxiques. Tous ces liquides doivent être déposés à la déchetterie pour y être traités dans une filière adaptée et sans risque pour l’environnement.

Dans le jardin
• En hiver, j’arrose de préférence en fin de matinée car un gel nocturne peut endommager mes plantes. L’été, j’arrose tôt le matin ou à la tombée du jour : sous la chaleur du soleil, 60% de l’eau s’évapore avant même d’avoir été absorbée par les plantes.
• J’évite l’usage des pesticides et des désherbants chimiques. L’eau les emporte avec elle dans les nappes phréatiques et les cours d’eau. Ces produits sont facilement échangeables contre des produits bios (engrais naturels d’origine animale ou végétale comme le fumier, le guano, le compost ou les cendres de bois).
• J’équipe mon jardin d’un arrosage au goutte à goutte.
• Je lave ma voiture dans un centre de lavage ou une station-service, ainsi les produits utilisés ne s’infiltreront pas dans le sol et ne couleront pas de la rue vers les cours d’eau.

Partout
• Je fais installer des mitigeurs thermostatiques sur mes robinets. Ainsi, pas besoin de faire couler trop d’eau avant d’obtenir la température désirée.
• Je fais réparer au plus vite les fuites d’eau. Une fuite peut représenter jusqu’à 35 000 litres d’eau par an (soit une dépense de plus de 100 euros).

Et pour aller plus loin, je pense à équiper toute ma maison de technologies durables : ampoules basse-consommation, panneaux solaires, prédominance du bois, pompe à chaleur, etc… le tout pour un minimum d’émission de gaz à effet de serre.
Bien des aides financières et des crédits d’impôts favorisent l’aménagement de votre maison dans le respect de l’environnement. Le ministère de l’industrie vous présente par exemple les différents crédits d’impôts dédiés au développement durable.

Renseignez-vous !

Questions/ Réponses

Nous manquons d’eau et nous laissons les cultivateurs installer des pompes qui débitent 80 mètres cubes par heure. Qu’en pensez-vous ?

La situation globale de la France est celle d’un pays bien doté en eau, tempéré et capable de soutenir une agriculture exportatrice, au moment où la demande mondiale d’alimentation est en forte augmentation. L’irrigation en France n’est souvent qu’une irrigation de complément et elle a permis de sécuriser les rendements dans bien des régions avec relativement peu d’eau.

Les situations de pénurie d’eau peuvent cependant apparaitre en France dans des contextes locaux, qui nécessitent alors des réponses structurelles (infrastructures, réglementation), ou de gestion de crise (interdictions temporaires). La réunion du comité national sécheresse par le MEDAD dès le 12 février 2008, qui a alerté sur les risques et sur le rôle de l’irrigation montre bien que les pouvoirs publics et les acteurs sont mobilisés sur ce sujet.

Il est également souhaitable d’adopter une vision d’ensemble sans opposer frontalement les points de vue de l’agriculture et de l’environnement. Les solutions durables consistent à simultanément restaurer les écosystèmes et nourrir la population de la planète, ce qui nécessitera des choix et des compromis.