La qualité des eaux de baignade

La qualité des eaux de baignade

Quelle est la qualité de l’eau sur le lieu de mes vacances ? Sur quels éléments portent les tests sanitaires ? A l’heure des vacances d’été et alors que certains d’entre nous s’apprêtent à rejoindre les bords de mer et les espaces aménagés pour la baignade des lacs et rivières pour la saison estivale, la qualité des eaux s’affirme comme une préoccupation constante.

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En France, les sites de baignade sont très surveillés et leur eau est contrôlée au moins toutes les 2 semaines par les Directions Départementales de l’Action Sanitaire et Sociale (DDASS), des services déconcentrés du ministère de la Santé. D’autres organismes indépendants comme par exemple l’Office Français pour l’Education à l’Environnement (OFEE) et l’ONG Surfrider Foundation restent aussi très attachés à la qualité des eaux de baignade et publient leurs propres résultats.

Hissez le Pavillon bleu !

Au moins une fois toutes les 2 semaines durant la saison balnéaire, les DDASS effectuent des analyses dont les résultats sont disponibles sur internet et affichés sur de grands panneaux à proximité des plages.
L’OFEE, très populaire auprès du public, décerne quant à lui le label environnemental « Pavillon Bleu » aux plages et ports candidats, pour récompenser leur démarche environnementale. L’obtention se base sur 4 critères : environnement, gestion des déchets, gestion de l’eau, éducation et sensibilisation du public. Pour la partie qualité de l’eau de baignade, les critères d’attribution reposent sur le classement DDASS basé sur les résultats d’analyses de l’année précédente.
L’ONG Surfrider Foundation a été à l’origine des Pavillons noirs qui recensaient les sites nautiques pollués jusqu’en 2004. Aujourd’hui, son programme « Gardiens de la côte » s’attache à la protection de leur littoral.

Préserver la santé des baigneurs

Connaître la qualité de l’eau de baignade en eau de mer ou en eau douce est une étape essentielle pour prévenir tout risque pour la santé des baigneurs. Le contrôle sanitaire porte sur l’ensemble des zones accessibles au public où la baignade est habituellement pratiquée et qui n’ont pas fait l’objet d’un arrêté d’interdiction. La qualité des eaux de baignade est déterminée sur la base de résultats d’analyses sur des échantillons prélevés en un point de surveillance, toujours identique, défini dans la zone de fréquentation maximale des baigneurs.

En respectant également, par quelques gestes simples, la propreté des plages et des espaces aménagés, chacun pourra profiter pleinement de la baignade et éviter tous désagréments.

Une nouvelle réglementation

En 2006, une nouvelle directive européenne sur les eaux de baignade a été adoptée, avec des normes de qualité plus strictes, différentes pour les eaux de mer et les eaux douces. Son objectif : que toutes les eaux répondent à ces nouvelles normes à la fin de la saison 2015. La France, en avance sur la directive européenne, commencera le nouveau classement des plages dès 2013.

Questions/ Réponses

Nous manquons d’eau et nous laissons les cultivateurs installer des pompes qui débitent 80 mètres cubes par heure. Qu’en pensez-vous ?

La situation globale de la France est celle d’un pays bien doté en eau, tempéré et capable de soutenir une agriculture exportatrice, au moment où la demande mondiale d’alimentation est en forte augmentation. L’irrigation en France n’est souvent qu’une irrigation de complément et elle a permis de sécuriser les rendements dans bien des régions avec relativement peu d’eau.

Les situations de pénurie d’eau peuvent cependant apparaitre en France dans des contextes locaux, qui nécessitent alors des réponses structurelles (infrastructures, réglementation), ou de gestion de crise (interdictions temporaires). La réunion du comité national sécheresse par le MEDAD dès le 12 février 2008, qui a alerté sur les risques et sur le rôle de l’irrigation montre bien que les pouvoirs publics et les acteurs sont mobilisés sur ce sujet.

Il est également souhaitable d’adopter une vision d’ensemble sans opposer frontalement les points de vue de l’agriculture et de l’environnement. Les solutions durables consistent à simultanément restaurer les écosystèmes et nourrir la population de la planète, ce qui nécessitera des choix et des compromis.