Le contexte.
Environ 20% de l’eau prélevée dans le milieu naturel n’arrive pas jusqu’aux robinets ; une performance qui varie selon l’état spécifique des canalisations et la longueur des réseaux. Le principal responsable : les fuites. Les performances du réseau de Dunkerque, avec 80m3 consommés sur 100m3 produits sont d’un bon niveau. Néanmoins, le Syndicat mixte pour l’alimentation en eau de la région de Dunkerque souhaite améliorer ce rendement.
Le programme.
En marge des campagnes systématiques de recherche de fuites menées tous les deux ans, Lyonnaise des Eaux mobilise les dernières innovations technologiques et l’expérience de ses chasseurs de fuites pour dépister les pertes en eau au quotidien.
Les techniques.
Les opérations débutent par la pose de capteurs sur les canalisations. Sensibles aux résonances, les appareils détectent les vibrations sonores émises par un éventuel écoulement d’eau. Puis un véhicule équipé d’un système informatique sillonne le secteur pour récupérer ces données. Ce qui permet de localiser le tronçon de canalisation suspect.
Les interventions.
Le repérage est ensuite affiné, soit au moyen d’un corrélateur acoustique qui détermine l’endroit précis de la fuite, soit par un procédé innovant qui consiste à introduire dans la conduite un gaz coloré inoffensif pour la santé. Appelé gaz traçeur, il révèle en s’échappant la zone endommagée de la canalisation. Au cours du printemps 2008, sur 280 km de canalisations contrôlées (soit 20% du réseau), 34 fuites ont ainsi été détectées et réparées, ce qui a permis une économie annuelle de 175 000 m3 d’eau. Ces interventions s’effectuent dans le souci constant de limiter toute gêne pour les riverains et de couper l’eau le moins longtemps possible.



