La vallée de la Touques, un écosystème fragile à respecter

La vallée de la Touques, un écosystème fragile à respecter

Au coeur du pays d’Auge, la vallée de la Touques constitue un patrimoine précieux pour les touristes, et pour les communes voisines qu’elle alimente en eau.

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Source d’eau cruciale

Longue de 108 km, la Touques naît dans les collines du Perche pour se jeter dans la Manche, entre Deauville et Trouville. Sur son trajet, elle baigne notamment Lisieux et Pont-L’Evêque. Il s’agit d’une rivière de première catégorie où l’on peut, sous certaines conditions, s’adonner à la pêche à la truite. Bénéficiant d’une flore et d’une faune particulièrement riches, cette vallée constitue un patrimoine précieux pour la Basse-Normandie. D’autant que les ressources qu’elle recèle en profondeur, dans une nappe peu nitratée et sans trace de pesticide, garantissent aujourd’hui un complément indispensable à une région qui, depuis des années, subit des pénuries d’eau en été.

Un traitement à la pointe

Bâtie en 2005, l’usine biologique de Pierrefite-en-Auge assure la production et la distribution de l’eau à 19 syndicats, soit une centaine de communes. Respectueuse de l’environnement, elle n’a recours à aucun produit chimique lors du traitement de l’eau. La ressource, captée par cinq forages à environ 60 mètres de profondeur, bénéficie dès son arrivée à l’usine d’une filtration énergique sur de gros filtres à sable qui la débarrassent des impuretés et de son excès de fer. L’eau de lavage des filtres est décantée dans une lagune avant son rejet en milieu naturel. Pour protéger les ressources de la vallée de la Touques, Lyonnaise des Eaux a également recours à la plus haute technologie. Preuve en est avec l’installation d’un logiciel qui garantit le suivi, au jour le jour, de l’évolution de la nappe. Ce qui permet de prélever la juste quantité d’eau, sans risquer d’épuiser la ressource…