Dans son parcours naturel, l’eau traverse plusieurs types de sols, de nature géologique différente. Elle se charge alors en sels minéraux et en oligo-éléments, et peut donc, selon les régions, présenter des teneurs variées de ces nombreux composants. Le calcaire n’est rien d’autre que la trace physique du calcium et du magnésium dissous dans votre eau. Lorsqu’il se dépose (dans les canalisations, sur les robinets ou sur le linge) sous l’effet de la chaleur, il prend aussi le nom de tartre.
Du calcaire au calcium
Du sol traversé dépend donc la dureté de votre eau (TH ou PH). S’il est calcaire ou crayeux, l’eau sera dite « dure » ; s’il est granitique ou sablonneux, on parlera d’eau « douce ». Mais l’eau du robinet peut aussi être naturellement équilibrée.
La dureté de l’eau ne fait pas l’objet de normes puisqu’elle n’a aucune conséquence sur la santé. En France, elle se situe entre 15°F de dureté (eau douce) et 35°F (eau dure), sachant que 1°F est équivalent à 4 mg de calcium ou 2,4 mg de magnésium par litre d’eau.
La minéralité de l’eau concourt à l’apport minéral nécessaire à notre organisme, à la croissance des enfants et à la solidité des os. Même si les produits laitiers constituent la source majeure de calcium, l’eau, lorsqu’elle est calcaire, en est un excellent complément. Certaines eaux du robinet très dures peuvent ainsi couvrir de 15 à 25 % de nos besoins quotidiens en calcium.
Un paramètre de qualité
En fait, les désagréments d’utilisation d’une eau calcaire, bien connus des consommateurs, sont de l’ordre du confort. Une eau trop dure a l’inconvénient d’entartrer les canalisations, en particulier d’eau chaude, et de laisser un dépôt sur les casseroles. Mais une eau trop douce est quant à elle plus agressive, et elle peut ronger les tuyaux, entraînant la libération de particules métalliques. C’est pourquoi la dureté de l’eau fait partie des paramètres de qualité régulièrement analysés par les autorités sanitaires. Et si nécessaire, des traitements lui sont apportés au plan collectif pour en modifier la minéralité. Pour connaître le degré de dureté de votre eau, vous pouvez donc interroger votre distributeur d’eau, votre mairie ou consulter les résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l’eau potable réalisés par les Agences Régionales de Santé. Un glossaire est également mis à votre disposition pour vous aider à comprendre ces bilans d’analyses.



